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Origine
& légende du nom
de Les Méchins
Comme
pour beaucoup de noms de lieux québécois, l’origine
de la dénomination de cette municipalité de la
péninsule de la Gaspésie repose sur une explication
légendaire.
Suivant les Amérindiens, le génie du mal Outikou,
qui aurait hanté la montagne des Méchins, s’amusait
à les pourchasser avec un bâton de la grosseur
d’un arbre. Ce personnage mythologique, haut de 2,5 mètres,
doté d’un œil cyclopéen, parcourait
la grève sans cesse et seul l’exorcisme pratique
par un jésuite en 1668 aurait permis à ses victimes
d’en être délivrées. Ce monstre répondait
au nom micmac de Matsi, méchant,
qui aurait été déformé en méchins.
Selon
certains, il conviendrait davantage de s’en remettre à
la version suivant laquelle on aurait qualifié de méchants,
transformé en méchins, certains rochers qui s’avancent
dans la mer et qui rendaient la navigation périlleuse.
Par ailleurs, le surnom des Méchinois,
les Méchants, en outre de paraître naturel
à cause de la proximité phonique avec Méchins,
accrédite en quelque sorte la légende micmaque.
Enfin,
bien qu’on puisse établir de liens directs entre
les toponymes, il est intéressant de noter qu’un
écart de la commune de Vensat, dans le département
du Puy-de-Dôme, à une quarantaine de kilomètres
au nord de Clermont-Ferrand, en France porte aussi le nom de
Les Méchins.
Située
à l’est de Matane, à 109 kilomètres
de Sainte-Flavie et à 30 kilomètres de Sainte-Félicité,
la localité actuelle des Méchins résulte
d’une fusion, en 1982, de Saint-Paulin-Dalibaire (1954)
et de Saint-Thomas-de-Cherbourg (1954) et des Méchins
(1952), laquelle avait été érigée
en 1877 comme une municipalité des cantons unis de Dalibaire-et-Romieu.
Alors que Romieu identifie un ancien fonctionnaire sous le Régime
français, peut-être le chirurgien Pierre Romieux
(1636? – 1675?), Dalibaire ou Dalibert fait allusion à
l’un des premiers directeurs de la Compagnie des Indes
occidentales en 1664, patronyme qui identifiait un bureau de
poste entre 1867 et 1938. Ouvert en 1859 par l’arrivée
de trois familles, le village a connu un essor particulier à
compter de 1880, grâce à l’agriculture, à
la présence de boucaneries à harengs et à
l’activité maritime, des navires y ayant même
été construits à la fin du XIXe siècle.
La paroisse de Saint-Édouard-des-Méchins, érigée
canoniquement en 1911, était desservie comme mission
de 1876.
Source
: Nom et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de
toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire
illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom
réalisé par la société Micro-Intel,
en 1997, à partie de ce dictionnaire. |