Montage graphique: Marjolaine Guillemette


En 2005 Les Méchins fêtait cent vingt-cinq années d'existence : voilà en effet un jalon important dans la vie d'une communauté
. Il est primordial de conserver le souvenir de certains faits vécus afin que ne tombent dans l'oubli des pages de notre mémoire collective.

Ce passé nous appartient et nous nous devons de transmettre cet héritage culturel aux générations futures. La description des faits permet de renouer avec le passé, l'histoire de notre milieu et de rendre hommage à ceux qui l'ont façonnée.

La célébration du 125 e anniversaire de Les Méchins exprimait clairement la volonté des gens de poursuivre l'œuvre entreprise dans le respect des traditions et en cherchant à améliorer sans cesse la qualité de vie à Les Méchins.

La mission de Saint-Edouard, fondée en 1880, deviendra paroisse, le premier mars 1911, année de son érection canonique et de la nomination du premier curé résident, le révérend Louis Paquet.

En 1865 la population s'élève à 119 habitants soit 55 communiants et 64 enfants. La première messe a été célébrée en 1865 dans la maison de Rodolphe Guimont, né en 1844 et décédé à l'âge de 85 ans à Les Méchins. En 2005, la population est de 1, 211 habitants.

Le Village d'hier à ...


Entrée du village...hier

Rue de la Mer...hier

Chantier maritime...hier

Aujourd'hui !


Entrée du village...aujourd'hui

Rue de la Mer...aujourd'hui


Chantier maritime...aujourd'hui


Le 13 mai 1870, les autorités diocésaines émettent un décret de construction d'une chapelle. Le début des travaux en 1876 est terminé en 1881. Trop froide pour y habiter, ce fut seulement en 1883 que le nouveau missionnaire Louis-Côme Lavoie a pu demeurer dans la sacristie. L'ancienne sacristie est devenue la " Maison du Centenaire " en 1980 et aujourd'hui, la Bibliothèque municipale.

Elle a été construite avec le vieux bois de la chapelle démolie. Grâce au courage et à la détermination de nos ancêtres, qui vivaient dans une grande pauvreté, nous récoltons le fruit de tous les sacrifices qu'ils ont dû s'imposer. Nous leur rendons hommage. L'église et le presbytère en sont la preuve vivante.


Origine & légende du nom de Les Méchins

Comme pour beaucoup de noms de lieux québécois, l’origine de la dénomination de cette municipalité de la péninsule de la Gaspésie repose sur une explication légendaire.

Suivant les Amérindiens, le génie du mal Outikou, qui aurait hanté la montagne des Méchins, s’amusait à les pourchasser avec un bâton de la grosseur d’un arbre. Ce personnage mythologique, haut de 2,5 mètres, doté d’un œil cyclopéen, parcourait la grève sans cesse et seul l’exorcisme pratique par un jésuite en 1668 aurait permis à ses victimes d’en être délivrées. Ce monstre répondait au nom micmac de Matsi, méchant, qui aurait été déformé en méchins.

Selon certains, il conviendrait davantage de s’en remettre à la version suivant laquelle on aurait qualifié de méchants, transformé en méchins, certains rochers qui s’avancent dans la mer et qui rendaient la navigation périlleuse. Par ailleurs, le surnom des Méchinois, les Méchants, en outre de paraître naturel à cause de la proximité phonique avec Méchins, accrédite en quelque sorte la légende micmaque.

Enfin, bien qu’on puisse établir de liens directs entre les toponymes, il est intéressant de noter qu’un écart de la commune de Vensat, dans le département du Puy-de-Dôme, à une quarantaine de kilomètres au nord de Clermont-Ferrand, en France porte aussi le nom de Les Méchins.

Située à l’est de Matane, à 109 kilomètres de Sainte-Flavie et à 30 kilomètres de Sainte-Félicité, la localité actuelle des Méchins résulte d’une fusion, en 1982, de Saint-Paulin-Dalibaire (1954) et de Saint-Thomas-de-Cherbourg (1954) et des Méchins (1952), laquelle avait été érigée en 1877 comme une municipalité des cantons unis de Dalibaire-et-Romieu. Alors que Romieu identifie un ancien fonctionnaire sous le Régime français, peut-être le chirurgien Pierre Romieux (1636? – 1675?), Dalibaire ou Dalibert fait allusion à l’un des premiers directeurs de la Compagnie des Indes occidentales en 1664, patronyme qui identifiait un bureau de poste entre 1867 et 1938. Ouvert en 1859 par l’arrivée de trois familles, le village a connu un essor particulier à compter de 1880, grâce à l’agriculture, à la présence de boucaneries à harengs et à l’activité maritime, des navires y ayant même été construits à la fin du XIXe siècle. La paroisse de Saint-Édouard-des-Méchins, érigée canoniquement en 1911, était desservie comme mission de 1876.

Source : Nom et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partie de ce dictionnaire.